Idées cadeaux
Cadeau de départ à la retraite : au-delà de la montre et du bon d'achat
La montre offerte à quelqu'un qui vient enfin de récupérer son temps. Il existe des idées moins ironiques, et moins chères.
Pourquoi le cadeau de départ est toujours décevant
Trois causes se cumulent, et aucune n'est la faute de celui qui s'en occupe. Le cadeau est choisi par une personne pour le compte de quarante ; il est financé par une cagnotte dont le montant final n'est connu que la veille ; et il doit convenir à quelqu'un que beaucoup de contributeurs connaissent mal.
Dans ces conditions, on aboutit mécaniquement à un objet neutre : le bon d'achat, l'objet de bureau haut de gamme, la montre. Rien de tout cela ne dit quoi que ce soit de la personne.
Ce qui change tout, c'est de déplacer la contribution : demander aux collègues de la matière plutôt que de l'argent. C'est ce que personne ne fait, et c'est ce qui produit les cadeaux dont on se souvient.
14 idées, classées par ce qu'elles demandent
Qui utilisent ce que l'équipe sait
- Une chanson personnalisée écrite à partir des anecdotes du service.
- Un livre où chaque collègue écrit une page, relié proprement.
- Une vidéo montée où chacun raconte un souvenir, y compris les anciens partis ailleurs.
- Un recueil de photos de ses années dans l'entreprise, retrouvées dans les archives.
- Un objet détourné lié à sa manie la plus connue du service.
Qui accompagnent la suite
- Le matériel du loisir qu'il compte enfin reprendre.
- Un cours ou un atelier dans le domaine dont il parle depuis des années.
- Un billet vers la région ou le pays où il retourne.
- Un abonnement culturel local, valable un an.
- L'outil dont il a besoin pour le projet qu'il mentionne à chaque pause.
Qui durent
- Un objet artisanal choisi dans sa région d'origine.
- Un arbre planté à son nom, s'il a un terrain ou si l'entreprise le permet.
- Une pièce de son métier, encadrée : un outil, un plan, un document d'archive.
- Une photo de groupe du service, imprimée grand format et signée au dos.
Organiser la collecte sans que ce soit pénible
- Demande deux choses en même temps : la contribution et une anecdote. Un message unique, deux champs, vingt-quatre heures de délai.
- Fixe un montant indicatif bas plutôt qu'un montant libre. Le montant libre met tout le monde mal à l'aise, et rapporte souvent moins.
- Désigne une seule personne responsable. Les cadeaux collectifs échouent presque toujours par diffusion des responsabilités, pas par manque de budget.
- Prévois ce qui se passe si la cagnotte dépasse. Un second cadeau modeste vaut mieux qu'un objet plus cher acheté dans la précipitation.
Et n'oublie pas la famille. Elle est souvent présente au pot, elle ne connaît rien du quotidien de l'entreprise, et un cadeau qui raconte ces années lui apprend quelque chose sur quelqu'un qu'elle croyait connaître.
Questions fréquentes
Quel budget par personne ?
Un montant indicatif bas, entre cinq et quinze euros selon l'entreprise, fonctionne mieux qu'une contribution libre. Il évite la gêne de ceux qui ne peuvent pas donner davantage et il augmente généralement le total collecté.
Faut-il offrir quelque chose d'utile ou de symbolique ?
Symbolique, presque toujours. La personne achètera elle-même ce dont elle a besoin ; ce qu'elle ne peut pas s'acheter, c'est un objet qui contient ce que quarante collègues pensent d'elle.
Et pour un départ qui n'est pas une retraite ?
Les mêmes idées fonctionnent, en évitant tout ce qui évoque une fin. Pour un départ contraint, mieux vaut un cadeau sobre et un mot juste qu'une célébration qui sonnerait faux.
Qui doit remettre le cadeau ?
Un collègue proche plutôt que la hiérarchie. Le pot appartient à l'équipe, et le discours de la direction est un autre moment — les mélanger dilue les deux.